En janvier 2024, l’Union européenne a fixé un objectif de 45 % de réduction des émissions de CO2 de la part des poids lourds en 2030 par rapport à 2019. Conséquence : une modernisation des véhicules utilisés dans le transport routier de marchandises (TRM) s’impose. La généralisation des énergies plus propres contribuera aussi au transport routier écologique.
Vous voulez limiter l’impact de votre envoi de marchandises sur la planète ? Plusieurs options s’offrent à vous. Pour vous aider à y voir clair, nous présentons 3 énergies répandues dans le TRM et vous expliquons laquelle choisir en fonction de vos besoins.
Le gasoil : le carburant traditionnel du transport routier de marchandises
La grande majorité des véhicules de transport de marchandises roulent au gasoil (ou diesel). Cette énergie présente l’avantage d’être très accessible : toutes les stations-services en proposent. Les transporteurs ne risquent pas de se trouver à court de carburants fossiles. C’est une bonne option pour les trajets longs et les livraisons en zones rurales, où se trouvent peu d’infrastructures alternatives.
Le problème : ils émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre (GES) et causent des nuisances sonores. En clair, si vous souhaitez limiter votre impact sur les riverains et la planète, évitez de faire appel à un transporteur qui ne roule qu’au gasoil.
Cela dit, gardez en tête que tous les véhicules diesel ne polluent pas tous de la même façon. La norme Euro catégorise les poids lourds en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Depuis 2011, tous les véhicules neufs mis en vente doivent être conformes à la norme Euro 6, la plus contraignante. Vous l’aurez compris : en travaillant avec une société de transport qui a une flotte à 100 % Euro 6, vous limitez votre impact sur l’environnement.
Pensez aussi aux Zones à Faibles Émissions – mobilité (ZFE-m, parfois abrégé en ZFE) ! Toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants devront en mettre en place une au 1er janvier 2025, au plus tard. Elles prévoient une interdiction de circulation en centre-ville pour les véhicules les plus polluants. En clair : les camions roulant au diesel ne seront pas la meilleure option pour les livraisons en zones urbaines.
Le biocarburant : une alternative pour un transport routier écologique
De plus en plus de transporteurs se mettent aussi au biocarburant. Cette énergie provient d’une matière première d’origine végétale ou issue de déchets. Certains sont incorporés à du diesel ou à de l’essence pour créer du bio-diesel et du bio-éthanol. D’autres sont une source d’énergie 100% végétale, comme le B100. Un exemple : l’Oleo100, produit à base de Colza français.
Ces carburants alternatifs présentent les avantages suivants :
- Une réduction des émissions de GES : pensez-y ! Le B100 diminue d’au moins 60% les émissions de CO2 !
- Une revalorisation des déchets, dans le cas où ils sont produits à base de déchets
- Une grande autonomie : les camions peuvent rouler sur de longues distances après un plein.
- Une option économique : ils sont en général peu chers et la conversion des véhicules pour les rendre compatibles au bio-carburant représente un coût limité.
Même si c’est une option attrayante, l’utilisation du biocarburant n’est pas une solution idéale. Pensez à ces inconvénients :
- Un ravitaillement difficile : les carburants 100 % végétaux, comme le B100, ne sont pas accessibles en station-service. Le plus souvent, les transporteurs doivent se doter de cuves privées ou équiper les camions de double-réservoirs. Conséquence : cela réduit la flexibilité des déplacements et de la recharge.
- Une énergie peu adaptée aux livraisons urbaines : les bio-carburants n’empêchent pas les nuisances sonores. Autre désavantage pour accéder aux ZFE : seuls les véhicules exclusifs B100 sont éligibles à la vignette Crit’Air 1.
- Un bilan énergétique mitigé : la production peut aussi demander beaucoup d’énergie et émettre des GES.
- Une compétition avec la production alimentaire : les biocarburants causent une augmentation du cours des céréales.
Dans quel cas expédier des marchandises avec des véhicules électriques ?
Pour limiter au minimum les émissions de GES associées à votre transport de marchandises, faites appel à un transporteur qui roule à l’électrique. Pour preuve : cette énergie réduit les émissions de CO2 de 85 % par rapport au diesel. Conséquence : les véhicules 100 % électriques peuvent obtenir la vignette Crit’Air 0, la plus avantageuse. Sans oublier que des camions ou petits porteurs électriques font très peu de bruit.
Mais aussi propres et discrets soient-ils, ces véhicules ont une faible autonomie. Et il n’est pas toujours facile de les recharger. En clair, ils conviennent bien aux transports interurbains, et moins aux trajets longs à l’autre bout de la France.
Les engagements de Goëvia en faveur de l’environnement
Les Transports Goëvia, transporteur routier près de Bordeaux, sont conscients du rôle qu’ils ont à jouer dans la réduction des émissions de CO2. Toute notre flotte est conforme Euro 6 et nous renouvelons nos camions tous les 5 ans. Et nous voulons aller toujours plus loin. C’est pour cette raison que nous avons fixé un objectif ambitieux : disposer d’une flotte constituée à 50 % de véhicules décarbonés en 2025.
Nous agissons déjà pour y arriver. Concrètement, nous utilisons un véhicule 100 % électrique pour livrer à Bordeaux. Par ailleurs, certains de nos poids lourds roulent au B100, de façon exclusive ou hybride.
Grâce à nos engagements divers, nous avons aussi obtenu de nombreuses certifications :
- EcoVadis : cette certification évalue l’impact environnemental, social et éthique des entreprises selon les principes de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
- Charte CO2 : renouvelée pour la deuxième fois chez les Transports Goëvia, la Charte CO2 encourage les transporteurs à réduire de manière durable leur consommation de carburant et les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) associées.
- Evcom d’Evolutrans Solutions : Evolutrans Solutions s’est engagée volontairement à diminuer les émissions de GES et de polluants atmosphériques au côté d’Evcom, ce qui lui a permis de devenir le premier réseau certifié en France.
Les biocarburants sont une réponse pratique et accessible pour un transport routier écologique. Ils se prêtent bien aux longues distances, et moins aux livraisons en centre-ville. Dans les zones urbaines, privilégiez un transporteur avec une flotte de camions électriques.




